Je vis au Québec, dans cet immense Canada, à Laval plus précisément, depuis l'expo 67; j'avais alors 26 ans...je vous laisse faire le décompte !

Je suis française, lourd handicap ici au Québec (et là, je ne parle pas de golf !). Pourtant, mon Cher et Tendre (québécois pure laine) prétend qu'avec le temps, je me suis "emmieutée", comme le bon vin ! Bon ! Peut-être !

Lorsqu'on me demande d'où je viens, la réponse dépendra de l'occupation du moment : si la question m'est posée au concert, à la chorale, au musée, il est bien sûr que je répondrais "de Paris", avec un petit brin de fierté !

Mais si je dois répondre alors que je suis en train de commettre un péché de gourmandise devant un plateau de fromage bien garni, la réponse est spontanée, claire et nette : je suis NORMANDE !

Et je suis très honnête, les deux fois : je passais la moitié de l'année à Paris (d'octobre à Pâques) et le restant en Normandie, dans la baie du Mont-St-Michel.



Lorsque j'étais jeune, une de mes grandes joies était de me rendre au Mont-St-Michel à pied par les grèves, en faisant un court arrêt sur l'ile de Tombelaine. Il nous fallait traverser à gué deux petites rivières, la Sée et la Sélune. Nous devions être très prudents et nous encorder pour cette traversée : nous n'avions que très peu de temps pour passer entre les marées qui en gonflaient le lit et le courant !

Je me souviens d'une certaine expédition, pour la St-Michel, fin septembre, à laquelle participaient plusieurs centaines de personnes ; les guides avaient commis l'erreur de nous faire passer au retour comme à l'aller, exactement par le même chemin. La croûte de sable qui recouvre le fond mouvant avait été sérieusement amollie à notre premier passage et lorsque nous sommes arrivés à mi-parcours du retour, cette croûte a cédé au milieu des cris et de l'affolement général... je me souviendrai toujours de ces gens terrorisés qui s'agglutinaient les uns aux autres au lieu de s'étendre sur le sable pour diminuer le poids... nous nous enfoncions tous dans les sables mouvants ; seuls les enfants courraient sur la grève ! Drôle d'expérience ! Des hélicoptères sont venus nous tirer de ce mauvais pas avec des câbles...

C'était il y a bien longtemps !

Mon québécois d'époux est venu me séduire en France en chantant (pas la pomme, ça c'est réservé aux français!). Il y était venu vivre quatre ans pour terminer un doctorat de philo. Nous nous sommes rencontrés en tournée de concert, à Rouen. Je chantais déjà depuis plusieurs années avec les Chanteurs de St-Eustache, choeur réputé de Paris et il est venu se joindre au groupe. C'était alors et c'est encore un superbe ténor que plusieurs groupes vocaux s'arrachent. Nous avons fait ensemble bien des enregistrements radiophoniques et télévisés, des tournées un peu partout en France, Belgique, Allemagne, Grèce, Espagne etc. des disques et même participé à deux films.

Nous avons eu deux beaux enfants, Chantal et François nés au Québec, qui nous ont fait le grand bonheur de nous donner quatre adorables petits enfants, le bonheur suprême des grands-parents !

Je vis donc au Québec depuis près de quarante ans. Si ce n'était de l'hiver un peu long et rûde à mon goût, j'y serais parfaitement heureuse.

Je me sens tellement bien dans cette simplicité chaleureuse qui caractérise les québécois. Pour moi, il n'est pas question de retourner vivre en France ; j'ai fait mon nid ici, en banlieue de Montréal et je m'y plais beaucoup.







Eh bien voilà !

J'ai eu la chance d'être adoptée toute jeune enfant, vers deux ans et demi, je crois. Il semble qu'à ce moment-là, je parlais très peu et assez mal ! (Ceux qui me connaissent vous diront que je me suis bien rattrapée depuis !).

Mon prénom usuel est Claude mais dans ma famille tous m'appellent Claudie ; j'aime bien, c'est très musical ! Mais voilà, à deux ans et demi, je n'étais pas capable de répéter ce mot !




J'étais, paraît-il fascinée par cette sculpture qui trônait sur une commode. Voyez l'homme a des pieds de faune et regarde amoureusement la femme penchée avec tant de tendresse vers le petit enfant qui lui, est tout tendu vers ses parents... Voyez les belles petites fossettes qu'il arbore aux fesses... "presque" aussi belles que celles de mon petit-fils Maxime !

On m'a raconté qu'un jour, dans les bras de mon père, devant cette sculpture , je désignais du doigt (oui je sais, ça ne se fait pas, mais mes parents n'avaient pas encore eu le temps de m'inculquer les bonnes manières...) en répétant : "Papa, Maman, Tadine..."

Et ça m'est resté. Par la suite, bien plus tard, lorsque j'ai fait des travaux de peinture sur soie et d'émaux sur cuivre, j'ai repris ce "nom de plume".

Voilà.








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Cette page a été mise à jour le 23 juin 2008

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